Un recensement
est une étude auprès de toutes les unités statistiques d’une population. Alors
qu’un sondage est une étude auprès d’un échantillon de la population. Dans un
monde idéal, on ne ferait que des recensements, mais dans la réalité, cela
s’avère bien souvent très long et coûteux, en particulier auprès des grandes
populations. En fait, on doit mener un recensement seulement lorsqu’on fait
face à l’une des situations suivantes :
- On veut déterminer la taille de la population.
- On veut établir la composition de la population en terme de quelques caractéristiques de base.
Ainsi si l'on veut déterminer le nombre d'habitants au Québec, nous
n’avons pas d’autres choix que de compter tous les Québécois et donc d’étudier
la population au complet plutôt qu’un échantillon. Par contre, si l'on souhaite
étudier les habitudes alimentaires des Québécois, il n’est pas nécessaire de
mener un recensement et de questionner tous les Québécois, on pourra se
contenter d’étudier un échantillon de Québécois.
Établir la composition de la population en terme de quelques
caractéristiques de base signifie qu’on souhaite décrire la structure de la
population habituellement en terme de sexe, d’âge, de revenu et/ou d’ethnie.
Ces informations peuvent s’avérer utiles car elles permettront par la suite de
vérifier la représentativité d’échantillons et d’effectuer de l’échantillonnage
stratifié. Un échantillon est représentatif de la population s’il possède les
mêmes caractéristiques que la population. Par exemple, dans un échantillon
représentatif de 1000 Québécois, il y aura environ 500 femmes et 500 hommes,
les groupes d’âge dans l’échantillon seront structurés de façon similaire à
ceux dans la population et ainsi de suite.
Il existe deux situations précises où, même si l'on se
trouve dans l’une des situations décrites plus haut, il est impossible de mener
un recensement :
- On ne peut pas cerner la population.
- Les mesures à effectuer comportent un aspect destructif.
Il serait par exemple impossible de mener un recensement
pour déterminer le nombre de fausses couches au Canada en 2014 puisqu’on ne
peut pas cerner la population, c’est-à-dire qu’on ne peut pas identifier toutes
les fausses couches ayant eu lieu en 2014 entre autre parce que ce sujet peut être tabou et qu’une femme peut ne pas vouloir dire
qu’elle a eu une fausse couche.
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